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Douceur, surtout celle du coeur

Écoute, surtout les bruits de l'âme

Pardonne, Comme seule une mère peut arriver à le faire

Attentive, Celle par qui le sixième sens arrive

Femme tu portes le sort de la vie entre tes doigts
Il te reste à en faire valoir les droits


Une aube affaiblie Verse par les champs
La mélancolie de soleils couchants.

La mélancolie berce de doux chants
Mon coeur qui s'oublie aux soleils couchants.

Et d'étranges rêves
Comme des soleils cochants
Sur les grèves, fantômes vermeils,

Défilent sans trêves,Défilent,
pareils À des grands soleils
Couchants sur les grèves


L'Amoureuse
Elle est debout sur mes paupières
Et ses cheveux sont dans les miens,
Elle a la forme de mes mains,
Elle a la couleur de mes yeux,
Elle s'engloutit dans mon ombre
Comme une pierre sur le ciel.
Elle a toujours les yeux ouverts
Et ne me laisse pas dormir.
Ses rêves en pleine lumière
Font s'évaporer les soleils,
Me font rire, pleurer et rire,



J'aime, et je veux chanter la joie et la paresse,
Ma fole experience et mes soucis d'un jour,
Et je veux raconter et répéter sans cesse,
Qu'aprés avoir juré de vivre sans amants
J'ai fait le serment
de vivre et de mourire d'Amour.





La grande saison joyeuse
Nous offre les prés, les eaux,
Les cressons mouillés, l'yeuse,
Et l'exemple des oiseaux.
L'été, vainqueur des tempêtes,
Doreur des cieux essuyés,
Met des rayons sur nos têtes
Et des fraises sous nos pieds.
Été sacré ! l'air soupire.
Dieu, qui veut tout apaiser,
Fait le jour pour le sourire
Et la nuit pour le baiser.
L'étang frémit sous les aulnes ;
La plaine est un gouffre d'or
Où court, dans les grands blés jaunes,
Le frisson de messidor.





Nature...
Nous pauvres mortels...
Avons besoin de cette nature si belle!!!
Pour oublier notre futur destin,
Qui contrairement à nous ...
Sera la fin...

Qu'elle était belle, ma Frégate,
Lorsqu'elle voguait dans le vent !
Elle avait, au soleil levant,
Toutes les couleurs de l'agate ;

Ses voiles luisaient le matin
Comme des ballons de satin;
Sa quille mince, longue et plate,
Portait deux bandes d'écarlate ;

Sur vingt-quatre canons cachés,
Ses mâts, en arrière penchés,
Paraissaient à demi couchés.

Dix fois plus vive qu'un pirate,
En cent jours du Havre à Surate
Elle nous emporta souvent.

Qu'elle était belle, ma Frégate,
Lorsqu'elle voguait dans le vent !





La lune fuit devant nos yeux ;
La nuit a retiré ses voiles ;
Peu à peu le front des étoiles
S'unit à la clarté des Cieux


Lorsque tout me ravit, j'ignore
Si quelque chose me séduit.
Elle éblouit comme l'Aurore
Et console comme la Nuit ;

Et l'harmonie est trop exquise,
Qui gouverne
En note les nombreux accords.

Ô métamorphose mystique
De tous mes sens fondus en un !
Son haleine fait la musique,
Comme sa voix fait le parfum ! "



Sissi
Tendresse

